Le calcaire et l’eau potable

 

LE CALCAIRE : C’EST QUOI ?

Le calcaire n’est ni plus ni moins que du calcium !

Le taux de calcium dans l’eau se mesure par un indice appelé dureté de l’eau, qui correspond à la présence de sels de calcium ou de magnésium.

Ce taux s’exprime en degrés français (° F). 1° F correspondant à un taux de 10 mg de calcium et magnésium par litre d’eau.

 

D’OÙ VIENT LE TAUX IMPORTANT DE CALCAIRE ?

Tout dépend de la ressource utilisée.

S’il s’agit d’une nappe souterraine, comme pour le SIRA, l’eau du robinet sera chargée en calcaire en raison de la nature géologique des terrains rencontrés. A l’inverse, l’eau distribuée sera pauvre en calcaire si les eaux pompées proviennent d’un cours d’eau, ou si l’eau a ruisselé sur un sol sablonneux ou granitique.

On dit d’une eau riche en calcium et en magnésium (ou calcaire) qu’elle est «dure» : dureté située entre 20 et 30°F voire TRÈS DURE (très calcaire) au delà de 30°F.

A l’inverse, une eau est dite «douce» si elle est peu chargée en calcaire.

Sur les 7 forages du SIRA, pour un calcul basé sur les quatre dernières années, la moyenne de la dureté de l’eau est de 30.2°F.

 

ET POUR LA SANTÉ ?

Le calcium et le magnésium sont recommandés pour la croissance ou pour se prémunir de la décalcification. L’eau du robinet, comme toutes les eaux, contient ces sels minéraux et oligoéléments dont elle s’est chargée pendant son parcours dans la nature, au contact des sols et des roches.

La dureté de l’eau est régulièrement contrôlée par le SIRA et les autorités sanitaires. La présence de calcaire dans l’eau ne présentant aucun risque pour la santé, les normes françaises pour la qualité de l’eau potable n’indiquent pas de valeur limite de la dureté de l’eau.

Bon à savoir : Une eau trop douce (peu calcaire) est une eau corrosive qui ronge les parois des canalisations favorisant la formation de fuites. Or les bactéries se développent préférentiellement aux points de fuite et de corrosion. Une eau trop douce est donc une eau qui contribue à la dégradation de la qualité de l’eau dans les canalisations.

 

PROTÉGER VOS INSTALLATIONS DU CALCAIRES

Réglez vos thermostats à une température inférieure à 55°C : plus la température de l’eau est élevée, plus le dépôt de tartre est important. Le phénomène sera nettement réduit si vous réglez les thermostats de votre chauffe-eau et de vos appareils électroménagers à une température n’excédant pas 55°C.

En effet, c’est au contact de l’eau chaude que le calcium naturellement présent dans l’eau précipite (= devient solide) jusqu’à parfois baisser la pression au niveau de vos robinets. Vous effectuerez en parallèle des économies d’énergie en diminuant votre production d’eau TRÈS CHAUDE, tellement chaude que vous devez y ajouter de l’eau froide pour éviter les brûlures.

Note : en présence d’une eau dure (donc avec beaucoup de calcium), il est conseillé de démonter et de nettoyer régulièrement les mousseurs et brise jet de vos robinets (voir photo ci-jointe).

exemple de mousseur avec présence de calcaire

exemple de mousseur avec présence de calcaire

Respectez les conseils des fabricants d’appareils ménagers :
•utilisez pour le lave-linge des poudres intégrant un produit anti-tartre, lorsque la dureté de l’eau le nécessite ;
•rechargez périodiquement votre lave-vaisselle avec du sel régénérant qui protège la résistance chauffante contre le tartre.

Utilisez du vinaigre blanc : un produit naturel et économique pour éliminer les traces de calcaire sur la vaisselle, les carafes, les bouilloires… et le brise jet de votre évier.

Voilà, le calcaire n’a plus aucun secret pour vous !

Modification du service de relève de compteurs d’eau

 

Le SIRA effectue le relevé de votre compteur afin d’établir votre facture d’eau potable.

 

Pour ce faire, le SIRA doit accéder à votre compteur d’eau potable au moins une fois par an. Ce relevé était jusqu’à présent effectué par un technicien du SIRA.

 

Je vous informe que la relève des compteurs d’eau sera dorénavant réalisée par une entreprise prestataire mandatée par le SIRA – SUEZ Eau France.

 

Cette nouvelle gestion n’aura aucun impact ni sur vos factures, ni sur les modalités de relève.

Changement d’abonné

Pour tout changement d’abonné (départ/arrivée) sur les communes de GUEMPS, OFFEKERQUE, NOUVELLE EGLISE, VIEILLE EGLISE, OYE PLAGE, SAINT OMER CAPELLE, SAINT FOLQUIN  :

– La démarche est à réaliser auprès du SIRA pour la partie Eau Potable

– La démarche est à réaliser auprès de la CCRA (Audruicq) pour la partie Assainissement

HORAIRES D’OUVERTURE

Les bureaux du SIRA sont ouverts de 08h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 du lundi au jeudi, de 08h30 à 12h00 le vendredi.

Merci pour votre compréhension.

Attention : modification sur votre facture d’eau en 2018 !

 

En 2018, après délibération, le comité du SIRA a adopté le principe de l’abonnement à terme à échoir.

Concretement, de la même manière que d’autres prestataires (EDF, GDF, etc.), l’abonnement de votre alimentation eau potable devra se concevoir à terme à échoir pour compenser les dépenses réalisées entre le 1er janvier et la date de facturation.

Pour plus de renseignements, nous vous invitons à consulter les délibérations :

– pour l’eau potable en cliquant ici.

– pour l’assainissement collectif en cliquant ici.

Protection des ressources : projets de boisement

 

Le SIRA est propriétaire et gestionnaire de 7 forages situés sur les communes d’Andres, Balinghem, Rodelinghem et Licques.

Dans un souci de protection des ressources, le SIRA souhaite boiser les parcelles agricoles situées en amont et à proximité des forages, dans leur périmètres de protection rapprochés et immédiats.

A défaut d’en faire l’acquisition foncière, il a été proposé de prendre en charge le boisement de parcelles attenantes aux sources qui alimentent les forages, à l’image d’une parcelle située sur la commune d’Andres, référencée au cadastre B98, dont la surface totale à boiser est d’environ 1,18 ha.

En 2013, le SIRA s’attaque également au périmètre de protection du forage de Licques. Sur les images ci-dessous, vous pouvez d’ores et déjà constater l’avancement du projet de boisement autour de ce forage. Ce boisement en plein de l’intérieur de la parcelle est composé d’essences locales. La première ligne de plantation du boisement commencera à une distance de 3 mètres des haies périphériques. Ce layon permettra de faciliter l’entretien des lisières du boisement et limitera le déport des arbres sur les propriétés riveraines.

Le boisement a été mis en place avec un paillage individuel de type dalle biodégradable, et des jeunes plants de calibre 60/90 cm en racines nues.

Voici les essences utilisées pour les projets de boisement :

Plants 60/90 cm, en racines nues

  • Aulne glutineux (Alnus glutinosa)
  • Charme (Carpinus betulus)
  • Chêne pédonculé (Quercus robur)
  • Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea)
  • Erable champêtre (Acer campestre)
  • Erable sycomore (Acer pseudoplatanus)
  • Frêne commun (Fraxinus excelsior)
  • Fusain d’Europe (Euonymus europaeus)
  • Noisetier (Corylus avellana)
  • Tremble (Populus tremula)
  • Troène sauvage (Ligustrum vulgare)
  • Viorne lantane (Viburnum lantana)

 

Boisement - Forage de Licques

Station d’épuration de VIEILLE-EGLISE

VIDEO : cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo de présentation de la future station d’épuration de VIEILLE-EGLISE.

Fonctionnement : « Association entre les derniers développements en matière d’ingénierie écologique et les technologies de traitement conventionnelles »

Basée sur le fonctionnement classique d’une station d’épuration (boues activées chargées de bactéries qui dégradent la pollution), la spécificité du système Organica repose sur l’association de plantes.

Véritable jardin sous serre, ce système optimise le traitement de l’eau en sous-sol par les systèmes racinaires des plantes qui s’enfoncent dans les boues jusqu’à plus de 1 m 50.

Fixées dans un lit de billes d’argile de 30 cm d’épaisseur, différentes espèces de plantes possédant des systèmes de racines très développées sont installées dans des casiers métalliques, sous le niveau d’eau des bassins d’aération et servent de support à une culture fixée sur leurs racines : le système racinaire traverse cette couche pour trouver sa nourriture dans les effluents à dépolluer (=eaux usées).

Le principe est d’améliorer les phénomènes naturels mis en œuvre dans l’épuration de l’eau en faisant interagir des organismes vivants capables de digérer une partie de la pollution organique. Les racines des plantes, en baignant dans les bassins biologiques, vont y créer un milieu récepteur idéal pour les bactéries et autres organismes vivants (protozoaires, zooplanctons, vers, escargots, coquillages ….), capables de s’autogérer et de capter leur énergie en présence d’air et à partir du soleil, pour maximiser la dégradation biologique des contaminants.

Ce système permet donc d’obtenir un vaste écosystème, composé de bactéries et autres organismes qui viennent compléter le travail des bactéries de la boue activée.

En somme, il s’agit d’une technologie utilisant le végétal de façon intelligente et offrant une qualité d’eau rejetée conforme aux exigences réglementaires et qui permet une économie d’énergie intéressante par rapport à une station classique.

L’intégration paysagère : « Des stations de traitement de l’eau qui ont l’apparence de jardins d’hiver »

En surface, n’est visible qu’une serre en verre accueillant les plantes formant le système racinaire.

Plusieurs dizaines d’installations sont déjà implantées en Europe de l’Est et en Grande-Bretagne. Aujourd’hui, la première station française commence à fonctionner au Lude dans la Sarthe et plusieurs autres viennent d’être construites comme à Rennes ou à Poitiers.

Celle de Vieille-Eglise sera la seule du Nord Pas-De-Calais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les travaux en images